8 Astuces pour réaliser sa vidéo d’entreprise 

De nos jours, il est bien plus facile de s’improviser producteur de film. Avec la révolution du Canon MARK II et toute la gamme des DSLR qui ont permis à nombre de personnes de réaliser des vidéos de haute qualité, beaucoup d’entre elles  s’essayent à la réalisation.

Qu’il s’agisse d’amateurs, de bloggers ou de grandes enseignes, tout le monde semble s’être pris au jeu. La tendance à plus de simplicité bénéficie à ce type de vidéos qui sont réalisées (ou semblent être réalisées) avec peu ou pas de moyen. Jetez un œil sur les comptes Instagram des grandes maisons de mode ou de start-ups, la tendance est à la vidéo prise sur le vif sans forcément des moyens techniques hyper lourd. Le principal, c’est qu’elle fonctionne.

Voici quelques astuces qui vous permettront de réaliser des vidéos pour le net presque comme les pros (cette liste est très loin d’être exhaustive) !

1 – La stabilité – A moins que ce ne soit le concept de votre vidéo (cf. le début d’ “Irréversible” de Gaspard Noé), la stabilité de vos plans est primordiale si vous voulez que vos spectateurs entrent dans votre univers. Je vous rappelle que ces derniers sont sollicités de part et d’autres de la fenêtre dans laquelle ils visionnent votre propre vidéo. Au moindre détail qui les fera décrocher, ils abandonneront la lecture, peut être même avant que vous ayez dit l’essentiel de votre message. Alors comment être stable, le mieux c’est encore d’avoir un pied, des grands, des petits, des en métal, des en caoutchouc. Il existe toute une gamme de pied à tous les prix. Testez les avec votre appareil qu’il s’agisse d’un téléphone portable, d’un appareil photo ou d’une caméra. Rien ne vaut le test en direct avec vos propres outils. Une fois équipé, à vous les plans nets et équilibrés.

2 – La lumière – Là encore, à moins de rechercher un style à la “Blair Witch Project”,  mieux vaut que vos spectateurs voient ce que vous leur montrez. Si vous n’êtes pas équipés, rien ne vaut la lumière du soleil, attention tout de même aux ombres projetées que vous pouvez amadouer grâce à des réflecteurs (vous pouvez les improviser avec des pages blanches ou du papier d’aluminium selon l’effet recherché). Votre sujet qu’il s’agisse d’une personne ou d’un objet doit être nettement identifiable. Vous aurez ensuite tout le loisir de tester des filtres et autres gadgets sur un logiciel de montage. Mais une image qui est trop éclairée et vous perdez la moitié des informations qui se trouvent sur l’image et à l’inverse, une image qui n’est pas éclairée, vous aurez beau essayer de l’éclaircir en post production, vous ne gagnerez que du grain qui rendra votre vidéo bien moins agréable à regarder.

3 – Un sujet – Préparez ce que vous allez dire, à qui vous allez le dire. Répétez avant de vous enregistrer ou même après et faites le tri. Il n’est pas toujours facile d’être à l’aise face à une caméra et l’on a souvent du mal à entendre sa propre voix. Plus vous saurez à qui vous destinez votre vidéo, plus vous trouverez le ton adéquat et la façon de le filmer.

4 – Le ton – Parlez clairement et lentement. Ce que vous avez à dire, doit être entendu. Gardez un rythme constant, parlez distinctement et de façon intelligible (c’est d’autant plus vrai, si vous n’avez pas de système d’enregistrement audio).

5 – La mise en scène – Si il s’agit d’objets ou de produits à mettre en avant, dont vous devez montrer le fonctionnement ou faire la promotion. Pensez au fond, souvent les vidéos sont gâchées parce que les vidéastes ont oublié de ranger un peu la pièce dans laquelle ils tournaient. Vous vous retrouvez avec des produits potentiellement intéressants mais vous êtes concentré sur la pile de linge sale qui trône sur une chaise au fond parmi les assiettes sales et vides. Le décor fait tout et si il s’agit de quelque chose de petit, une taie d’oreiller peut faire un fond super original. Si il s’agit de filmer une personne, optez pour un fond sobre, noir ou blanc. Attention, aux vêtements à rayures qui provoquent ce que l’on appelle de l’alyazing à l’écran (cette impression que les lignes des vêtements bougent). Ensuite, investissez dans une ou deux plantes vertes, quelques objets de décoration sobres et le tour est joué !

6 – Le tournage – Veillez à organiser l’ordre de tournage de vos plans. Cela paraît évident, mais n’oubliez pas que vous allez monter vos séquences par la suite. Ayez donc un clap, même de fortune, le principal est de pouvoir repérer vos séquences au moment du dérushage, vous gagnerez en temps. Et ayez un script, un story-board ou autre plan de tournage qui vous permette de vous repérer et au tournage afin de mieux organiser leur ordre (et oui, si vous devez présenter une théière, on tourne quoi en premier, les plans ou elle est vide, ceux ou elle est pleine ?), la chronologie de vos plans est importante et vous devez l’avoir bien en tête afin d’éviter des erreurs de raccords (qui là encore participe au décrochage de vos spectateurs et au fait qu’ils abandonnent le visionnage de votre vidéo). Mais ce document vous permettra également de mieux vous repérer lors de la post-production, vous n’aurez pas à chercher partout LA séquence qu’il vous fait, LA bonne prise, vous saurez exactement où la chercher et pourrez ainsi directement la récupérer.

7 – La post-production – J’en vois déjà qui tremble derrière leurs écrans. Tout va bien se passer, vous allez voir ! Tout d’abord, il vous faut dérusher vos images, le mieux est de le faire directement dans un logiciel de montage. Vous trouvez maintenant beaucoup de logiciel très efficaces avec une gamme de prix très large (à prix abordable avec un rendu professionnel, vous avez Premiere sur la suite Adobe qui vous donne en plus accès à tous les autres éléments de la suite et vous avez FINAL CUT PRO qui est une version professionnelle de Imovie). Numérisez vos rushs (c’est à dire, rentrez les dans votre ordinateur ou disque dur dédié puis dans votre logiciel de montage). Taggez-les, vous avez maintenant la possibilité sur la plupart des logiciels de montage d’ajouter des tags à vos séquences, cela vous permet de marquer par exemple, le numéro du plan, celui de la prise et ainsi de ne travailler que sur les bonnes prises. Ensuite, démarrez un premier montage de votre sélection, gardez en tête que l’enchaînement de vos plans doit raconter une histoire, revenez aux intentions et objectifs premiers qui vous ont mené à produire cette vidéo. Vous trouverez ainsi le meilleur axe pour présenter ce que vous avez à présenter de façon cohérente et qui saura intéresser votre audience. Vous reviendrez plus ou moins de fois sur votre montage, vous y ajouterez des effets ou non, des fondus ou pas et déciderez de le publier !

8 – Le suivi – Votre vidéo publiée, elle doit atteindre les objectifs que vous vous étiez fixés. Un suivi de sa popularité ou de son flop est important. En effet, ces informations sont autant d’indicateurs des choses sur lesquels vous pouvez vous améliorer. Tenez compte des commentaires, du comportement de vos spectateurs et rapprochez-vous de ce qui leur tient vraiment à cœur.

Vous voilà fins prêts à produire votre première vidéo par vous-mêmes. Ne vous découragez pas, si vos objectifs ne sont pas atteints dès le début. Google est vaste et, à moins que vous ne soyez déjà une grande enseigne, votre visibilité est encore à faire. Pour les grandes enseignes, si vos objectifs ne sont toujours pas atteins, il est peut-être temps de songer à faire appel à une agence spécialisée. Regardez ce qu’ils font, trouvez celle qui s’approche le plus de vos valeurs, de vos attentes et faites un premier essai.

Notez que je considère que chacun son métier et que la meilleure solution pour un vrai bon rendu et pour atteindre ses objectifs, c’est de faire appel à une personne ou une agence dont c’est le métier. Ils sauront réaliser le contenu vidéo qu’il vous faut, en tenant compte de votre stratégie de communication, de votre audience et des rapports que vous entretenez avec elle. Ils sauront allier esthétisme (même si ce dernier est un « non-esthétisme ») et efficacité. Prenez le temps de leur exposer votre projet, les vidéos ne sont plus aussi chères qu’elles ont pu l’être. Tout dépend de votre projet, osez poser des questions, il se peut que vous soyez surpris !

 

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